Statement

Andrea Marioni, né en 1986 à Monaco, vit et travaillé à Bienne (CH). 

Andrea Marioni est un chaos qui devient de l’ordre ou de l’ordre qui devient un chaos, ce n’est jamais clair, il y a toujours un mouvement de transformation. Il emprunte à Marshall McLuhan une définition de l’artiste qui lui convient bien: Le criminel comme l’artiste est un explorateur sociale. Le parcours d’Andrea Marioni est arborescent: maturité en économie, cours à l’université de Lausanne UNIL en histoire de l’art et esthétique du cinéma, bachelor en performance et master à la HEADde Genève. Il explore en parallèle différents milieux, de l’usine à la restauration, de technicien du cinéma à homme sandwich dans les rues. Depuis 2018 il s’occupe en tant que Artist Run Space d’un espace d’exposition à Bienne “espace libre” où il se confronte à la programmation et diffusion de pratiques artistiques indisciplinaires. Dans ce cadre il a crée des formats d’exposition-résidences inspirées par la technique de la permaculture ainsi que sous le nom de Lumpen Universität des conférences ainsi qu’une web radio Lumpen station. Sa pratique se développe au travers de plusieurs médiums: spoken words, théâtre, performance/happening, installation, vidéo et photo, souvent avec une attitude d’anthropologue sauvage, jonglant entre la psychiatrie et les organisations sociales dans un mouvement de bascule. Le travail d’Andrea Marioni c’est peut-être une fiction qui devient réalité ou une réalité de fiction. 

Photo credit:
The plague trilogy, chapter II: Poetry, Cabaret Voltaire, Zurich 2018
(Spoken words/ performance presented in Progetto6000 curated by Tara Lasrado and Alessandra Gabaglio.